A Propos du Forum

Dans le cadre de la relance et de la redynamisation socio-économique du Burundi, Son Excellence le Président de la République du Burundi a voulu organiser un Forum National sur le Développement inclusif et durable qui sera un cadre d’échange ouvert aux intellectuels résidants au Burundi, à l"étranger et aux partenaires soucieux du développement et qui souhaitent apporter leur contribution dans les efforts de la reconstruction et de développement durable du Burundi. Ce développement durable doit être à la fois économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. Le social doit être un objectif, l'économie un moyen et l'environnement une condition.

Objectif du forum

Mobiliser l’ensemble des compétences des burundais, là où elles se trouvent, pour une contribution aux différentes réflexions et aux différentes actions visant à faire du Burundi, un Pays émergent d’ici 2040.

Résultats attendus


Des contributions pointues et indépendantes, par des experts burundais confirmés, sont apportées sur des thématiques clés pour le développement économique, et des recommandations et lignes directrices sont issues des discussions menées au cours du Forum.

Les intellectuels burundais de bonne volonté justifiant d’une expertise théorique (enseignant-chercheur) et les experts praticiens (secteur public, secteur privé, ONG, Organisations internationales) tant au Burundi qu’à l’étranger, sont identifiés et classés selon leur domaine d’expertise et le type de contribution qu’ils peuvent apporter pour le développement du pays.



Grandes Thématiques du Forum

2021
18-19 Novembre

Bujumbura
Burundi

250
Participants

14
Intervenants

ORGANISATION

Dr. Léonce Ndikumana

Prof. à l'Université de Massachusetts

Amb. Libérat Mfumukeko

Représentant des Emprunteurs IDA (Banque Mondiale)

Dr. François Nibizi

Chef du BESD (PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE)

Dr. Léonidas Ndayizeye

Prof. Université du Burundi

Dr. Eric Ngendahayo

Conseiller Technique Permanent (PNUD)

Dr. Désiré Manirakiza

Coordonateur Paeej

PIERRE MUPIRA

CHEF ADJOINT du BESD (Présidence de la République)

SCHADRACK NIYONKURU

DIRECTEUR de Cabinet ADJOINT au Cabinet du Premier Ministre

ANNONCIATE NSHIMIRIMANA

D.G Planification/MIN.Fin

Programmes

Discours du Chef de l'Etat

Son Excellence Evariste Ndayishimiye

Président de la Republique du Burundi

Modération

Libérat Mfumukeko

Modérateur en Chef

Modération

Schadrack NIYONKURU

Modérateur Suppléant


Télécharger le programme complet

Partenaires du forum

PANEL

Thème 1 : Accroître et améliorer la production agricole

90% de la population burundaise vit de l’agriculture. Elle pratique essentiellement une agriculture de subsistance sur de petits lopins de terres avec une faible productivité. Quel est l’impact des différentes politiques agricoles mises en place ces dernières années pour développer le secteur ? Quelle stratégie pour maximiser la production agricole, assurer la sécurité alimentaire pour tous et permettre aux producteurs de générer un surplus agricole commercialisable ?

Thème 2 : Booster l’exportation des produits agricoles

Hormis le secteur minier et touristique, le principal potentiel d’exportation du Burundi réside dans les produits agricoles transformés ou non transformés. La taille du pays et de ses superficies cultivables ne lui permet pas de pouvoir influer sur les cours internationaux des produits agricoles. La maximisation des revenus d’exportation des produits agricoles passera par un positionnement sur des marchés de niches et sur des produits pour lesquels le pays a un avantage comparatif, surtout qualitatif, lui permettant d’assurer des prix de vente élevés. Quelle est la situation actuelle du secteur de l’exportation des produits agricoles burundais ? Sur quels produits le Burundi peut-il se positionner ? Comment accroître la production et la qualité de ces produits ? Quelle stratégie à mettre en place pour booster les exportations des produits agricoles, développer la chaîne des valeurs, et maximiser les revenus issus de ce secteur ?

Thème 1 : Les infrastructures comme vecteur de développement des activités socio-économiques

La performance des activités socio-économiques est fortement tributaire de la qualité des infrastructures socio-économiques de base. Ainsi l’énergie est indispensable à l’industrialisation et au développement de l’éducation et de la santé. L’eau potable est indispensable à une bonne santé. Les routes, ports et aéroports sont un préalable pour assurer l’approvisionnement en matières premières et la livraison des produits finis vers les marchés. Les infrastructures sont indispensables à la sauvegarde l’environnement et les systèmes d’irrigation au développement de l’agriculture. L’existence d’un système d’entreposage, incluant des systèmes de conservation du froid, est un prérequis pour assurer la conservation et la transformation des produits périssables. La qualité et l’accessibilité de la connexion internet est également un élément indispensable au développement économique. Quelle est la situation actuelle des Infrastructures socio-économiques au Burundi ? Sont-elles à même de répondre aux besoins des différents secteurs d’activités ? Quels défis et quels enjeux pour leur construction, gestion et maintenance ? Quels sont les besoins dans le court et moyen terme ? Comment y répondre ? Quelle stratégie et recommandations pour maximiser l’efficacité dans la construction, la gestion et la maintenance des infrastructures ?

Thème 2 : Exploiter le potentiel minier comme base de l’industrialisation et de l’expansion des recettes exportations

Le Burundi dispose d’un potentiel minier important : l’or, le nickel, le vanadium, les 3 T, les terres rares et mêmes des indications préliminaires de réserves d’hydrocarbures. Plusieurs permis de recherche et d’exploitation industrielle et artisanale ont été octroyés pour valoriser ces ressources naturelles et accélérer la croissance du pays. Toutefois, on constate que les revenus dans les caisses de l’État ne sont pas au rendez-vous, la valeur des exportations reste faible et les communautés des zones d’exploitation n’enregistrent pas de retombées socio-économiques substantielles du fait de ces activités minières. Quelle évaluation pouvons-nous faire actuellement du secteur minier burundais et des contrats en cours ? Quelle stratégie minière pour le pays ? Comment assurer un partenariat gagnant-gagnant entre les exploitants et le Gouvernement et ainsi maximiser les retombées économiques de ces ressources naturelles ?

Thème 1 : Gestion du marché et des réserves de change

Depuis plus de 5 ans le Burundi fait face à une crise aigüe du marché de change caractérisée par un très faible niveau des réserves dans le secteur bancaire (handicapant sérieusement les importations) et un différentiel important entre le taux de change officiel et le taux de change du marché parallèle (créant une véritable distorsion sur le marché réel). Quels sont les grands facteurs des déséquilibres sur le marché de change au Burundi tant au niveau de l’offre qu’au niveau de la demande ? Quelle est l’efficacité des mécanismes mis en place par l’autorité monétaire pour gérer marché de change en face de ces déséquilibres ? Quelles leçons pouvons-nous tirer des autres pays concernant les approches efficaces pour rétablir un taux de change d’équilibre stable et compétitif ?

Thème 2 : Gestion de la dette publique

Le recours à la dette publique (intérieure et extérieure) est un mécanisme traditionnel de gestion des finances publiques, notamment pour le financement des investissements et du déficit du Budget de fonctionnement de l’État. Quelle évaluation pouvons-nous faire de la dette publique burundaise actuelle ? La politique d’endettement menée est-elle efficace et optimale ? Le niveau d’endettement est-il soutenable ? L’affectation de la dette permet-elle de générer les sources de remboursement futur ? La mobilisation de recettes intérieures publiques est-elle optimale ? Quelle stratégie et quelle politique d’endettement (voire de désendettement) le Burundi devrait-il adopter pour maximiser les retombées positives du financement extérieur et intérieur tout en assurant la soutenabilité de la dette ?

Thème 1 : Planification d’un système d’éducation efficace et adapté

L’augmentation de la pression sur le système d’enseignement résultant de la forte croissance démographique, la nécessité de répondre aux exigences de l’économie nationale et de l’évolution de la science et de la technologie, la carence des ressources nécessaires pour faire face aux besoins d’un tel système dynamique exigent une planification efficace du système éducatif au niveau national, régional et local. Le Burundi a fait des progrès énormes au cours des trois dernières décennies au niveau de l’accès à l’éducation de base et secondaire en termes de taux de scolarisation. Toutefois, aujourd’hui le système affiche des signes de déséquilibre entre la demande et l’offre, notamment le grand ratio élèves/enseignant, le sous-emploies des enseignants diplômés, la pénurie du matériel didactique dans les écoles existantes en même temps que de nouvelles écoles sont construites au niveau des collines, etc. Ces déséquilibres sont des signes évidents d’une planification inadéquate du système d’éducation qui méritent une attention particulière et urgente. Quels sont les lignes directrices de la vision de l’enseignement national et les grands piliers de la stratégie pour exécuter cette vision ? Quels sont les grands succès et faiblesses du système éducatif durant les trois dernières décennies ? Quels sont les grands défis du système éducatif dans le court et moyen terme ? Quelles sont les stratégies et recommandations pour faire face à ces défis tant au niveau national (central) qu’au niveau des collectivités locales ?

Thème 2 : Adéquation Formation-Emploi

En 2020, le Burundi comptait plus de 300 mille jeunes diplômés en quête d’emploi. Dans un pays où les entreprises déclarent faire face à une véritable carence en ressources humaines qualifiées, il y a lieu de s’interroger sur l’adéquation des formations offertes aux exigences du marché du travail. Quelles sont les grandes difficultés qui entravent l’intégration des nouveaux diplômés dans le marché de travail ? Quel regard portent les employeurs sur le niveau de formation des lauréats des établissements d’enseignement burundais et des compétences acquises ? Quelles recommandations pour une stratégie de formation pouvant préparer au mieux les jeunes burundais aux exigences du marché du travail de demain, tant au Burundi qu’à l’étranger ?

Thème 1 : Évaluation de la politique de promotion des investissements

En 2008, le Gouvernement du Burundi mettait en place un nouveau Code des investissements avec pour objectif annoncé, l’attraction des investissements locaux et étrangers pour le développement d’un secteur privé burundais compétitif et créateur d’emploi. Le Code mettait en place plusieurs mécanismes incitatifs, notamment des exonérations fiscales, des mises à disposition gratuites de terrain, etc. 13 ans après, quelle évaluation pouvons-nous faire sur l’efficacité de ce Code des investissements et de l’impact réel des différents avantages octroyés, en termes d’emploi, de recettes fiscales, de recettes d’exportations et de compétitivité des prix sur le marché ? Quels ont été les défis et les enjeux rencontrés dans sa mise en œuvre. La révision apportée au Code en 2021 sera-t-elle à même de répondre aux enjeux et défis rencontrés ? Quelles stratégies et recommandations pour le futur ?

Thème 2 : Promouvoir l’entreprenariat et la création des entreprises

Alors que plus de 60% des jeunes burundais sont au chômage, il est évident que le marché formel de l’emploi (secteur public et secteur privé) ne pourra pas absorber l’essentiel de cette population. Une partie non négligeable de ces jeunes est disposée à se lancer dans l’entreprenariat et créer éventuellement des emplois pour les autres. Si ces jeunes ont des dispositions pour être entrepreneurs, des mécanismes de soutien sont nécessaires pour leur permettre de maximiser leurs chances de réussite. Quelle est la situation actuelle de l’entreprenariat au Burundi. A quels enjeux et défis font face les entrepreneurs ? Quelle évaluation peut-on faire des mécanismes existants d’appui à l’entreprenariat au Burundi ? On assiste également à l’émergence de plusieurs mécanismes de financements publics et privés ; quelles sont les conditions de succès de ces mécanismes ? Quelles stratégies et outils pour accompagner entrepreneurs ?

Thème 1 : Gouvernance du secteur public

Afin d’accroitre la capacité de l’État à fournir des services publics de qualité supérieure, le Gouvernement du Burundi s’est engagé dans un processus d’amélioration de la gouvernance des affaires publiques par le biais d’une amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques (recettes et dépenses) et l’adoption d’une véritable culture de responsabilité et de redevabilité des agents de l’État à tous les niveaux. C’est ainsi qu’avaient été mis en place notamment, un ministère chargé de la bonne gouvernance, un parquet et une cour anti-corruption, une inspection générale de l’État et, plus récemment, l’insertion de la clause de « l’action récursoire et de l’action directe de l’État » dans l’arsenal juridique burundais. Plus de quinze ans après le début de la mise en œuvre de ces initiatives, où en est le Burundi avec le processus de consolidation de la bonne gouvernance publique, de l’éradication de la corruption et des malversations économiques sous toutes leurs formes et à tous les niveaux ? Quels sont les défis et contraintes rencontrées ? Quelle leçon apprendre d’autres pays qui ont réussi cette transformation ? Quelles stratégies et quelles recommandations pour le futur ?

Thème 2 : Promotion et gouvernance des contrats de Partenariat Public-Privé

Le Burundi a, depuis quelques années, adopté le recours au Partenariat-Public-Privé comme une nouvelle approche de financement du développement. Il s’agit d’un mécanisme par lequel l’État burundais fait recours au secteur privé dans l’offre, la prestation et le financement de certains services publics. Ainsi, existe-t-il des contrats PPP dans la gestion des ports, la production des passeports, le service du contrôle technique des véhicules, la vente et le recouvrement dans la fourniture d’eau et d’électricité, etc. Toutefois, force est de constater que depuis quelques temps, le Gouvernement suspend ou demande un audit approfondi de certains contrats, les jugeant soit déséquilibrés, soit non exécutés conformément aux cahiers des charges. Depuis l’instauration de la première loi régissant les contrats PPP au Burundi en 2015, quelle évaluation pouvons-nous faire actuellement des Contrats PPP ? Quels sont les enjeux et défis dans la mise en place et le suivi de ces contrats au Burundi ? Comment assurer un partenariat gagnant-gagnant entre les privés et le Gouvernement et ainsi assurer des services publics de qualité et à un coût raisonnable pour les citoyens ? Que retenir des meilleures pratiques dans le domaine ? Quelle stratégie pour les PPP et quelles recommandations pour le futur ?

Thème 1 : Les TIC et la digitalisation au service du développement

Il est de plus en plus admis que la digitalisation contribue à la croissance, notamment en favorisant l’essor du secteur privé, l’inclusion financière, le partage d’information et l’amélioration des services dans l’administration publique. Le déploiement de l’internet à haut débit permet d’améliorer la productivité, la compétitivité et le potentiel de croissance des entreprises. La diffusion des services financiers mobiles favorise la fluidité des transactions, l’entreprenariat et le secteur formel, facilitant la mobilisation des recettes fiscales, un enjeu majeur pour un pays comme le Burundi. L’utilisation des TIC peut stimuler le commerce, l’agriculture et l’industrie, appuyer les systèmes d’éducation et de santé et renforcer à tous les niveaux l’efficacités des services publics, permettant d’accroitre le taux de croissance ainsi que la diversification économique. Face à l’opportunité qu’offrent les TIC, à quel degré le Burundi s’est-il engagé dans l’ère numérique? Quelle est l’état actuel du processus de digitalisation de l’ensemble des secteurs économiques et sociaux ainsi que l’administration publique ? Quels sont les enjeux et les défis de la digitalisation au Burundi ? Comment le digital peut-il être un des outils clés de résolution des problèmes rencontrés dans les différentes sphères de la vie du pays et être un véritable outil de développement sectoriel et national ? Quelle stratégie et quelles recommandations pour que le Burundi puisse profiter au maximum des opportunités et possibilités offertes par les TIC ?

Thème 1 : Gestion efficace de l’Aide Publique au Développement

En 2021 le portefeuille des projets appuyés par la Banque Mondiale au Burundi s’élève à plus de 700 millions USD et ceux de la BAD à plus de 400 millions USD. D’autres partenaires financiers tels que le Système des Nations Unis, l’Union Européenne, la Hollande, la Belgique et l’Allemagne présentent également des portefeuilles de projets avec des enveloppes consistantes. A la lecture de tels montants, d’aucuns s’interrogent sur l’efficacité de cet Aide au Développement, son impact réel sur l’économie, et son alignement aux priorités du Gouvernement inscrits dans le Plan National de Développement. Comment et suivant quels critères est organisée la coordination de l’APD au Burundi ? Est-elle affectée efficacement ? Quels sont les dispositions institutionnelles et opérationnelles mises en place pour assurer l’efficacités dans la conception, la mise en œuvre, et le suivi-évaluation des projets financés par l’APD ? Quel bilan peut-ont faire de l’efficacité de la gestion de l’APD durant ces dernières années ? Où se trouvent les goulots d’étranglement ? Quelles stratégies et quelles recommandations pour une meilleur gestion de l’APD au Burundi ?

Photos

Lieu de tenue du forum

Palais des Congrès de Kigobe
Grande Salle
RN 1 # 08, Boulevard Mwambutsa, Bujumbura
Phone: +25768686868
Email: inscription@forum-developpement.bi